dimanche 31 octobre 2021

(Champagne Ardennes) Trésors perdus, cachés, oubliés des régions de France

Chère amis lecteurs et lectrices, je profite de cette nouvelle année 2021 pour continuer de publier nos articles consacrés aux trésors perdus des régions de France avec cet article qui va être consacré aux trésors de la région Champagne Ardennes proposé par M. Audinot à travers ces années de recherche des trésors perdus au cours des siècles.


Ardennes (08) :

BELVAL-BOIS-DES-DAMES (08240) - Trésors en souterrains

Au XVIe siècle, une confrérie de malandrins mettait à mal toute la région, lançant ses raids à partir des cavernes et grottes des environs de Belval. Tous finirent par être mis en échec par les gens d’armes et les bourgeois, et l’on dit que leurs butins n’ont pas quitté les caches souterraines.
LIART (08290) — Le trésor d’un catholique

Le dernier seigneur de Liart était d’une grande cruauté et exerçait les prérogatives de haute et basse justice dans toute la contrée. Les condamnés à mort étaient pendus au lieu-dit La Pensée.

En 1590, les calvinistes prirent son château et le détruisirent presque entièrement, après avoir tué son maître, dont le trésor reste toujours à découvrir, probablement caché dans les caves, celliers et souterrains de la demeure, seuls éléments de l’habitation restés intacts. Une tradition locale veut aussi que le trésor ait été caché juste sous la potence de haute justice plantée au lieu-dit La Pensée.

 

Aube (10) :

ETRELLES-SUR-AUBE (10170) - Le camp d’Attila et ses trésors

Les Champs-Mauriciens constitués de différents ensembles défensifs d’époque romaine. C’est là que les troupes d’Attila auraient été cantonné avant d’être écrasées par celles des Romains et des Francs, pour la circonstance coalisés. On y a longtemps recherché les trésors abandonnes par les Huns, qui mettaient à rançon les villes et les monastères rencontrés sur leur passage et avaient donc de ce fait accumulé un formidable trésor de guerre.

SAINT-LEGER-PRES-TROYES (10800) - L’argenterie du seigneur de la Motte

Par hasard, lors d’un curage de la rivière qui serpente près du petit bois appelé Le Fort, on a découvert, en 1747, une grande quantité de pièces d’argenterie médiévale, ainsi que les chaînes d’un pont-levis. Or, dans ce bois, on peut observer les traces de ce qui fut un château fort, celui dit de la Motte. II est possible que ces éléments retrouvés dans la vase soient une partie du trésor de la place, précipité dans les eaux à une occasion dont les traditions n’ont pas conservé le souvenir.

 

Marne (51) :

MONTMIRAIL (51210) - La fuite vers Varennes et ses trésors abandonnés

Le 21 juin 1791, Louis XVI et sa famille, fuyant Paris, passaient par Montmirail, non pas par l’axe actuel, mais par l’ancienne route royale, depuis longtemps délaissée et aujourd’hui devenue un simple chemin de terre. Un chemin à trésors chargé d’Histoire et d’histoires que l’on vous montrera volontiers dans les prairies avoisinantes. Il y est encore dit « Route de Paris ».

À Montmirail, on raconte que la berline doit Roi s’arrêta à l’hôtel du cheval Blanc pour faire réparer son harnais.

 

Ensuite c’est par là que passèrent les convois qui transportaient des effets vestimentaires, de la vaisselle et des biens, appartenant à la famille royale et destinés à assurer le train de La Cour de Montmédy. Ces convois, suivant de quelques heures la lourde berline, furent avisés en chemin de l’arrestation du roi à Varennes. Avant de se disperser, affolés par l’extraordinaire et dangereuse situation à laquelle ils étaient confrontés, les convoyeurs enfouirent dans les bois qui bordaient la route royale tout ce qu’ils traînaient avec eux de compromettant, puis disparurent dans La nature en différentes directions.

RÉVEILLON (51310) - L’or du guillotiné

Le châtelain de Réveillon, renonçant à émigrer, eut la malchance de compter au nombre des aristocrates guillotinés pendant la Terreur. Il avait malgré tout pris la précaution de dissimuler son avoir. Ce trésor serait toujours caché dans son château. 


 

Haute-Marne (52) : 

 

COLOMBEY-LES-DEUX ÉGLISE (52330) - Le trésor des Templiers

Le village de Colombey-Les-Deux-Eglises est bien connu pour son hôte le plus historique, le général de Gaulle. Y fut élevée la fameuse croix de Lorraine que l’on peut voir de très loin.

Lorsque, pour son édification, les architectes procédèrent à des sondages du sol en 1973, ils eurent la surprise de découvrir des galeries souterraines et de très nombreux vestiges enterrés. Une commanderie templière s’élevait autrefois juste à l’emplacement de la croix de granite. Les historiens locaux s’attelèrent à l’affaire, et découvrir que la commanderie de Colombey était la plus importante de Champagne, et vraisemblablement l’une des plus anciennes qu’ait possédé l’ordre. Il n’en fallut pas plus pour faire resurgir une vieille tradition locale voulant que le trésor du Temple avait été caché là en 1307. Il serait, dit la tradition, à retrouver « dans un rayon de cent pas » autour de l’actuel mémorial.

Mais cela semble être pur superstition au vu des travaux réalisés autour de ce monument, si trésor il y avait eu, il aurait été trouvé.

LANGRES (52200) - Le trésor du Balafré

Dans les environs de Langres, on continue de rechercher le trésor du Balafré, un bandit qui semait la terreur dans les environs et qui finit sur le gibet. Ses prises auraient été cachées dans l’une des nombreuses grottes de la région qui, précisément, lui servaient d’abris.

Dans cette même commune a été trouvé en 2011, ce que l’on a appelé le Trésor de Breuil : 

 

Source :  https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/info/un-tresor-decouvert-a-langres-127347.html

https://dai.ly/xmk5as

PARNOY-EN-BASSIGNY (52400) — La leçon de 1552

Fondée en 1115 par l’ordre de Citeaux, l’abbaye de Morimond fut entièrement détruite par les huguenots en 1552. Les moines restaurèrent l’édifice et, forts de cette leçon, aménagèrent une cachette pour leurs objets saints ou pieux. Sous la Révolution, ils furent définitivement chassés de la fondation et le trésor serait resté en place. Par la suite, les bâtiments furent livrés à des marchands de pierres et en partie démolis à la mine.

 

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Abbaye_de_Morimond

Merci à tous de suivre ces histoires des trésors de nos régions.

A bientôt pour de nouvelles histoires de trésors perdus, cachés, ou oubliés dans nos chères régions de France.

Amicalement, 

Faachar

Le Trésor de Pisco

 

Chère amis lecteurs et lectrices,

Pour reprendre cette année 2021 et changer un peu des trésors de France, je vais vous parler du trésor de Pisco qui selon la légende serait enterrée sur un Atoll des Tuamotu.

En fouillant sur internet, on retrouve différentes versions de l’histoire de ce trésor qui se recoupent partiellement.

Première version de l’histoire trouvée sur internet :

Source : https://www.tahitiheritage.pf/tresor-pisco-tuamotu/

Quatorze tonnes d’or provenant du trésor des incas, se cacheraient sur un atoll des Tuamotu. Le problème c’est que les atolls se ressemblent tous et que les chercheurs successifs n’ont jamais réussi à retrouver l’endroit où il serait caché. 

Le trésor de l’église de Pisco

L’histoire commence en 1859. L’Eglise de Pisco au Pérou cache dans sa crypte un fabuleux trésor : 14 tonnes de lingots d’or, des chandeliers d’or, des bijoux…, dont une grande partie aurait été volé aux Incas par les jésuites espagnols. Personne, sauf quelques prêtres ne connaissait son existence. Mais un jour, l’un des prêtres, le Père Matheo, dévoile le secret à quatre anciens mercenaires de l’armée péruvienne : l’espagnol Diego Alvarez, l’irlandais Killorain, l’anglais Luc Barrett et l’américain Archer Brown. 

 

Les quatre compères conçoivent un plan pour récupérer ce trésor.

Transférer le trésor pour le protéger

Alvarez et Killorain, qui étaient catholiques, se rendent régulièrement à la messe à l’église de la Compagnie de Jésus de Pisco et deviennent rapidement des paroissiens modèles. Une fois bien introduit dans l’église, ils font croire aux prêtres que le père Matheo prépare un complot pour voler le trésor. Les prêtres, craignant pour leur or, acceptent la proposition d’Alvarez de charger le trésor sur le navire « Bosun Bird» pour le transporter jusqu’à la ville de Callao où il sera en sécurité.

 Dès qu’ils sont hors de vue, la bande des quatre tue les prêtres et l’équipage puis met le cap vers une île inhabitée des Tuamotu où ils comptent cacher temporairement le trésor.

Les quatre compères débarquent sur un minuscule atoll, dont ils ne connaissent pas le nom, mais ils savent que l’atoll se situe dans l’archipel des Tuamotu. Ils enterrent le trésor et notent certains repères physiques :

Il n’y a qu’une seule passe pour rentrer dans le lagon ; un grand pinacle de corail est situé du côté ouest à gauche de cette passe ; à environ trois miles de la passe se trouve une « piscine en forme de poire » avec sept blocs de corail adjacents.

Les lingots d’or sont déposés au fond de cette piscine et les bijoux sont enterrés à proximité.

Alvarez dessine une carte avec toutes ces indications, mais il ne connait pas le nom de l’atoll où le trésor est enterré. Ils décident de s’arrêter à la prochaine île, qui s’appelle Katiu pour demander le nom de l’atoll. La personne qui rencontre ne comprend pas la question et leur répond qu’il est originaire de « Pinaki ». Alvarez ne voulant pas de témoins susceptibles de voler leur trésor, tue l’homme, puis ils se dirigent vers l’Australie.

L’aventure australienne

Au large des côtes australiennes près de Cooktown, ils sabordent leur navire pour faire croire à un naufrage. Ils vont ensuite dans le nord australien pour travailler dans une mine d’or et gagner assez d’argent pour acheter un bateau et revenir chercher le trésor. Malheureusement pour eux, tout ne se déroule pas comme prévu. Alvarez et Barrett sont tués dans une altercation avec des indigènes en février 1860, peu après leur arrivée en Australie. Killorain et Brown, qui avaient tué un homme dans une bagarre, sont condamnés à 20 ans de prison. Brown meurt pendant sa peine. Seul l’irlandais Killorain survit en purgeant sa peine.

La carte de l’île au trésor

A sa libération en 1912, Killorain est devenu un clochard, mais sur son lit de mort il fait appeler un compatriote irlandais Charles Edward Howe : «Tu t’es comporté avec amitié pour moi, je vais te faire un cadeau royal : voici la carte d’une île où j’ai enterré un trésor immense avec trois amis aujourd’hui disparus…». Sur cette carte dessinée par Alvarez figurent trois îles formant un triangle mais sans que soient indiquées les noms des îles et les distances entre les îles.


Cela pourraient être le groupe des atolls de Tepoto sud, Hiti et Tuanake ou celui des atolls de Nukutavake, Vairaatea et Pinaki.

Killorain donne également les points de repères, le pinacle de corail sur le côté ouest, et la «piscine en forme de poire » près de laquelle se trouvent sept blocs de corail.

L’expédition de Charles Edward Howe

Charles Edward Howe vérifie l’histoire, vend tous ses biens et débarque, fin 1913, à Papeete. Il recherche des associés prêts à monter avec lui une grande chasse au trésor sur l’atoll de Pinaki, qu’il pense être l’île localisée sur la carte. Quelques notables de la société tahitienne de l’époque, Franck Homes, Alexandre Le Gayic, et Georges Spitz, s’associent avec lui. Dès l’accord passé, la goélette la Suzanne largue ses amarres avec à son bord trois des associés : le capitaine Le Gayic, Spitz et Howe. Ils sont tous trois gonflés d’enthousiasme et de certitude.

Mais les premières difficultés apparaissent sous la forme de trois gendarmes que le procureur Simoneau a lancé aux trousses de Charles Edward Howe et de ses partenaires qui font route vers Pinaki à bord de la Suzanne. Les ordres donnés aux gendarmes ne manquent pas de pittoresque quand on sait que Pinaki est un minuscule atoll désertique :

« Le rôle de ces gendarmes sera de veiller aux agissements des hommes débarqués et d’empêcher le réembarquement de toute chose prise en terre et en particulier de coffres qui seraient, dit-on, enterrés dans l’île, et appartiennent de ce fait à la colonie. »

Trois gendarmes embarquent sur le Saint-Michel pour rejoindre Pinaki. Peu après leur arrivée, ils aperçoivent la chaloupe de la Suzanne qui se dirige vers l’île avec à son bord le capitaine Le Gayic. Ce dernier a un haut le corps et croit avoir la berlue en voyant, tout à coup, sortant de derrière un buisson, comme un diable de sa boîte, un gendarme en uniforme ! Sur une île déserte, si loin de Tahiti, un gendarme ! Le Gayic se ressaisit vite et rompt le premier le silence :

Mais que faites-vous, gendarme, sur cette île déserte ? Seriez-vous le dernier survivant d’un naufrage ?

L’important, se dit Le Gayic, c’est de gagner du temps pour ne pas donner l’impression au gendarme qu’il y a trésor sous roche ! Non, non ! la Suzanne ne fait que passer. Et la chaloupe regagne la Suzanne qui lève l’ancre. Ce n’est que partie remise, les gendarmes ne peuvent rester éternellement sur cet atoll désertique.

Charles Edward Howe revient sur l’atoll de Pinaki en février 1913 et passe treize années à creuser sans relâche avec une obstination de monomaniaque, certain d’entendre un jour sa pelle résonner d’un bruit divin : celui de l’acier de son outil cognant enfin contre un des coffres d’or ! L’espoir fait creuser et Howe creuse, creuse et creuse encore… sans autre résultat que de transformer Pinaki en gruyère et d’acquérir des muscles d’haltérophile ! Il revient toutefois régulièrement travailler à Papeete pour trouver de nouveaux financements.


L’écrivain américain Charles Nordhoff, qui fait escale à Pinaki en 1919, raconte sa rencontre avec le vieux chercheur d’or dans son livre, Fairy Lands of the South Seas :

Je m’étais avancé en suivant la plage et n’avais pas encore remarqué la série de tranchées qui se trouvait plus à l’intérieur. Et comment il avait creusé ! J’inspectais les tranchées sous sa conduite, il y en avait trois de quatre cents mètres de long chacune et qui devaient faire de 1 m à 1,20 m de profondeur. » Et l’écrivain ajoute ce commentaire : « Nous avançâmes le long de la plage et là, nous trouvâmes un immense bloc de corail avec de curieux dessins taillés dans la pierre.

Ces symboles sont identiques à ceux utilisés par les conquistadors.

Vers 1920 et n’ayant toujours rien trouvé, Charles Edward Howe commence à douter que Pinaki soit bien l’île au trésor. Il se renseigne auprès d’anciens marins qui lui disent que le « Bosum Bird » n’a pas posé l’ancre à Pinaki, mais sur un autre atoll. Il découvre que certains polynésiens prononcent T en plaçant la pointe de la
langue sous la lèvre supérieure de sorte qu’il sonne plutôt comme un P. Ce que l’on avait interprété comme « Pinaki » pourrait être « Tuanaki », l’ancien nom de Tuanake, Hiti, voire même To Piti, l’ancien nom de Tepoto Sud. Il réalise qu’il s’est trompé d’atoll et va poursuivre ses recherches en visitant les atolls voisins de Hiti et de Tuanake.

Au bout de trois jours sur Tuanake, et après avoir demandé l’aide des habitants, il localise trois caches, un coffre avec des bijoux, un autre coffre avec des doublons et des morceaux de bois dans le lagon qui marquerait l’emplacement de l’or. Mais, comme il ne dispose d’aucun moyen pour transporter « son trésor », Howe réenterre les coffres sur l’atoll à « 84 pieds E. par N. et 75 pieds N. E. » du pinacle. Il prend quelques pièces du trésor, mais il annonce officiellement à la population qu’il n’a rien trouvé.

L’expédition des frères Juventin à Pinaki, en 1921

En 1921, Charles Edward Howe qui travaille dans un magasin de souvenirs à Papeete rencontre les six frères Juventin : Louis, Auguste, Élie, Émile, Édouard et Henri. Il parvient à les convaincre de l’aider à mettre à jour le fameux trésor. « Tous ensemble ils y parviendront, à coup sûr ! » se dit-il. Et au mois de juin 1921, ils embarquent tous pour Pinaki sur un vieux cotre, la Florina. André Juventin, un cousin qui fait également partie de l’aventure raconte :

A l’exception de notre famille, tout le monde était dans le secret le plus absolu. Howe était si confiant dans le succès de l’entreprise qu’il avait décidé de rester tranquillement à Papeete. Avant notre départ, il nous avait remis un plan comportant des indications très précises sur l’endroit où nous trouverions le trésor. Le point de départ de nos recherches consistait en un grand trou au milieu de la cocoteraie et le chemin à suivre nous mena tout droit dans le lagon par cinq à six mètres de fond. Là se trouvait le trésor. 

Mais lorsqu’ils débarquent à Pinaki, ils constatent que le trou qu’ils pensaient peu profond est en fait une fosse très profonde. Leur équipement est complètement inadapté pour sonder à une telle profondeur. Chaque fois qu’ils creusent au fond de l’eau, ils soulèvent des nuages de sable ce qui les contraint à remonter à la surface. Ils constatent donc qu’il sera quasiment impossible de retrouver le trésor avec comme unique matériel des pelles et des lunettes de plongée. Ils abandonnent et mettent le cap sur Papeete. Howe ne manifeste aucune émotion particulière lorsqu’ils le retrouvent en ville.

Que les frères Juventin n’aient pas trouvé le trésor n’étonne guère, par contre l’attitude d’Howe surprend. Comment cet homme qui a voué sa vie à la recherche de ces caisses d’or peut, non seulement ne pas participer à l’expédition, mais encore les orienter vers l’atoll de Pinaki, qu’il a fouillé pendant treize années sans rien trouver alors qu’il savait que le trésor était caché sur un atoll voisin. Il semblerait qu’il était lassé de ses treize années de recherches.

La seconde expédition Juventin à Pinaki

En juillet 1921, Charles Edward Howe, les frères Juventin et Chin Foo qui est à l’origine du financement, montent une nouvelle expédition sur Pinaki. Cette fois-ci Howe vient avec eux ainsi qu’un charpentier, Clinton Chapman. Ils embarquent un important matériel sur la goélette Vaihiria. Mais malgré cela, l’opération n’est pas concluante.

Le trou qu’ils essayent de dégager se remplit à chaque fois de sable et la nuit efface le travail qui a été accompli le jour. Au bout de trois jours, complètement découragés et malgré les trésors d’ingéniosité déployés par Chapman pour trouver un système qui empêcherait le trou de se combler, ils abandonnent les recherches.

En 1928, quinze ans après son arrivée sur le territoire, Howe est expulsé pour l’Australie par ordre du Gouverneur. Il cherche de nouveaux bailleurs de fonds pour monter une autre expédition. Alors que tout semblait organisé, il disparaît.

L’expédition d’Hamilton de 1934

En janvier 1934, un prospecteur, Edwardes, accompagné d’un jeune plongeur de Londres, George Hamilton, se rendent sur l’atoll de Pinaki, mais comme ils ne pas trouvent le célèbre pinacle et le bassin en forme de poire, ils décident de visiter d’autres atolls. Le capitaine Louis Tapotofarerani leur parle alors d’un autre atoll circulaire dont l’ancien nom Tuanaki (Tuanake) ressemble à Pinaki, puis de l’atoll de Tepoto sud qui s’appelait anciennement Ti Poto. Ils parcourent plusieurs atolls et enfin ils se retrouvent devant une « piscine en forme de poire » exactement comme Killorain l’avait décrite.


Georges Hamilton en train de creuser en 1934

Ils sondent le bassin et heurtent quelque chose de dur à six pieds dans le sable au fond du bassin profond de 12 pieds. Hamilton plonge mais à peine arrivé au fond, il est saisi par les tentacules d’une pieuvre géante. Il poignarde l’animal qui réagit en éjectant un nuage d’encre noire. Quelques temps plus tard, il plonge à nouveau et il est cette fois attaqué par une énorme murène qu’il tue. Le bassin est désormais libéré de ses gardiens. Mais lorsqu’on creuse dans le fond du bassin, les courants marins ramènent le sable et rebouchent la fosse.

Ils ne peuvent rien faire à la main et ont besoin de matériel pour aspirer le sable et dégager les lingots. Ils retournent à Papeete chercher des fonds pour une nouvelle expédition, mais leurs bailleurs refusent d’apurer les pertes et de réinvestir dans l’aventure qui se termine. Hamilton raconte son histoire dans un livre et prévoit d’en faire un film.

De nouvelles recherches à Tepoto en 1994

Lors d’une tempête en 1988, le bassin a été presque totalement ensablé et de nombreuses pièces en argent et en cuivre sont découvertes dans les coraux du récif.

Un soir d’hiver de 1993, un descendant de Georges Hamilton examine avec une puissante loupe de vieilles photos aériennes d’atolls des Tuamotu que lui avait fourni le Bishop Museum d’Hawaï. Sur la photo de l’atoll de Tepoto Sud, il reconnait clairement la piscine en forme de poire qui se reflète au soleil. Près de la passe il repère le pinacle de corail. En regardant sur la carte de l’atoll, il s’aperçoit que les géomètres ont utilisé le pinacle comme point de triangulation et indiqué sa position exacte : latitude S16°49’ et longitude W144°16′.

La piscine en forme de poire



D’autres photos de cette expédition

En 1994, ce chercheur qui préfère l’anonymat (au pseudo Al) affrète le Sea Belle de Fakarava pour se rendre sur l’atoll de Tepoto sud qu’il avait identifié. Bien équipé, Il installe des palplanches autour de la « piscine » pour retenir le sable des rives et utilise une grosse suceuse pour aspirer le sable (et éventuellement les doublons). Mais rien n’y fait, le sable continue à s’infiltrer et remplit de nouveau la fosse. Il repart bredouille mais avec la ferme intention de revenir.

Source : George Hamilton, The Treasure of the Tuamotus, Stanley Paul & Co. Ltd -1939 James Norman Hall and Charles Nordhoff. Fairy Lands of the South Seas. 1921
Le mémorial Polynésien, Le trésor de Pinaki, 1977. tome V p 264
Tony Crowley . By the Anchor Light. Seafaring Tales – 
Treasure Island de Killorain 2010
The great lost treasure

  

 

 

Extraits du livre d'Hamilton


Analyse de la première version de l’histoire

Je vous propose ici une analyse personnelle de la première version de cette histoire.

Je note dans cette version que dans la description initiale, il est dit que les marins parcourent une distance de 3 miles (soit environ 4,8 km) entre la passe et la piscine en forme de poire.

Si l’on considère cet élément de description, il faudrait que le diamètre de l’atoll soit supérieur à 4,8 km. Or si l’on prend les diamètres des atolls Pinaki et Tepoto Sud, on constate qu’ils ont des diamètres inférieurs à 4,8 km (2 miles pour Tepeto Sud et 1 miles pour Pinaki).

Donc selon moi, le trésor ne peut pas être sur ces atolls qui sont trop petits.

Ensuite dans le descriptif, il est dit que les marins se rendent sur un atoll voisin de Katiu pour demander le nom de l’ile où ils ont enterré le trésor.

Or Katiu est à proximité des atolls de Tuanake et Hiti qui ont tous les deux une taille suffisante pour répondre au critère de 3 miles (Tuanake : 5 miles et Hiti 4 miles). On peut donc retenir préférentiellement ces 2 atolls comme emplacement pour le trésor.

Si on regarde les photos aériennes de ces 2 atolls, on constate que Hiti ne possède pas une passe suffisante pour qu’un bateau rentre dans son lagon alors que c’est le cas pour Tuanake.

Personnellement je privilégierai donc l’atoll de Tuanake pour réaliser des recherches au vu de cette première description.

Dans la description précédente ce qui est étrange c’est qu’il est dit que Howe trouve un trésor sur Tuanake et le réenterre sur cette ile mais qu’avec les expéditions suivantes, il ne retournera pas sur cette ile …

Ce point est très étrange et reste à éclaircir car parfois les récits des chasseurs de trésor sont enjolivés pour faire rêver les aventuriers.

 

Deuxième version de l’histoire retrouvée sur interne :

Source : https://mediatheque-polynesie.org/le-fabuleux-tresor-du-pacifique-1939/

En fouillant un peu dans les archives d’internet, on peut retrouver une autre version de l’histoire du trésor de Pisco qui a été publié dans le journal Marianne N°367 du 1er novembre 1939 et qui diffère notablement de la première version de l’histoire

 

Analyse de la deuxième version de l’histoire

On constate dans cette version qui diffère de la première que l’expédition suivante de 1934 du Gisborne c’est concentré sur l’atoll de Tuanaké qui correspond mieux à la description de la carte et à la distance de 3 miles nécessaire entre la passe et le bassin en forme de poire.

D’ailleurs suivant cette deuxième histoire, une masse métallique a été trouvée et jamais retirée du lagon de Tuanaké.

Ensuite il y a l’histoire du meurtre d’un indigène sur Tuanake certainement commis par les 4 marins et la marque du W. et aussi l’histoire des marques sur l’ile de Hiti.

Mais si on reprend la première histoire, il est dit que le meurtre a été commis sur l’ile de Katiu.

Alors y a-t-il confusion entre les 2 iles ?

Et comment pouvait-il y avoir des personnes sur l’atoll de Tuanake qui est inhabité alors qu’il y a un village sur l’atoll de Katiu.

Donc en analyse ces 2 récits, je pense qu’on peut privilégier l’Atoll de Tuanake pour des recherches approfondies.

En réalisant une analyse fine des photos satellites que l’on trouve sur internet, on peut noter qu’il existe un bassin en forme de poire qui est situé à environ 3 miles de la passe de Tuanake.

 

Je pense donc que les zones de recherche à privilégier sont le bassin en forme de poire et la zone de terre voisine ou aurait pu être enterré le trésor.

Dans toute légende, il y a une petite part de vérité et une grosse part d’imagination rajouté par les chasseurs de trésor.

Il est toujours difficile dans ce cas de séparer le bon grain de l’ivraie.

J’espère que cette belle histoire de trésor vous aurez fait rêver et qu’un jour vous aurez la chance d’aller dans ces archipels magnifiques.

Bien cordialement, votre serviteur.

Faachar